Le logicielPar Maximilien LemaireNote écrite en Français

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MRO : du papier au circuit

MRO vient d'une expérience que j'ai vécue, dans un atelier où tout se faisait encore à la main.

Je me souviens des allers-retours, sans arrêt, entre le hangar et le bureau de l'administration. Des documents tassés sur le bureau, en piles. Du temps passé à chercher un papier, puis le suivant. Des certificats de remise en service qu'on rédigeait un par un. La compagnie était gérée à l'ancienne : pas de logiciel, pas de contrat de gestion, du jour le jour, sans vision à long terme. On travaillait énormément, et on ne construisait rien.

C'est pour les gens qui veulent sortir de là que j'ai imaginé MRO. Pour ceux qui ont envie de passer à quelque chose de plus structuré, sans se perdre dans une usine à gaz. Le logiciel est simple, volontairement. Il se met à leur place : le travail qui arrive, la job card à préparer, les pièces, les documents, le certificat à la sortie — tout entre dans un circuit, et chaque chose se retrouve là où on l'a laissée. Le temps qu'on gagne n'est pas dans la vitesse d'un écran. Il est dans les allers-retours qu'on ne fait plus et dans les papiers qu'on ne cherche plus.

MRO ne remplace ni le mécanicien ni le responsable qualité. C'est leur mémoire et leur circuit, pas leur jugement. Il est basique, et je l'assume : on commence par là, et on ajoute avec l'atelier ce qui lui manque, au moment où il en a besoin. L'atelier avance, et son logiciel avance avec lui.

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